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Franko Hardrider, après quelques
années passées au conservatoire de musique et auprès de musiciens de studios,
nait, musicalement, en 1976 quand il acquiert sa première electric guitar
qu'un de ses amis, batteur, lui ramène des USA. C'est une Fender Telecaster.
A cette époque, en pleine mouvance punk, il joue dans divers groupes sous
le nom de Franko Trash. En 1977 il se fait remarquer en participant au
Festival Punk de Paris où il restera dans les mémoires pour avoir édenté
un spectateur qui lui avait cherché querelle.
Jusqu'en 1985, notre homme exerce sa dextérité
dans différentes formations. Un voyage, le conduisant au Brésil, lui fait
rencontrer ALMERO (Almo) DALFONSO, pilier de bar à Rio mais bassiste génial,
puis HULRICH HAUSSEUR, fils d'émigré allemand, percussionniste et oisif
professionnel. Les trois musiciens se produisent chaque soir au Santa
Manera Café pour vivre mais répètent et enregistrent, au début 1986, une
première demo de 10 titres, au Gabriella Studio, intitulée BRAZILCURE.
(BRAZIL CURE : "Crusaders
(version live 99Pirat'Recording)", "Heavy Metal", "BrazilCure", "The
Warrior", "Phaenomenia", "Tu m'as donné...",
"Station to Station", "Don't Say", "First Game"). L'album,
vendu sous le manteau connaîtra un certain succès avec le single regroupant
deux titres aux tonalités très éloignées du Heavy Metal ( BrazilCure, Crusaders et First Game) et qui seront plusieurs fois diffusées
sur les radios locales.
*DESCRIPTIF
"BrazilCure" est une
composition très folklorique aux tonalités Bréziliennes;
"Crusaders
(version live 99Pirat'Recording)" est un instrumental sur le thème
des croisades;
"First Game" est une
composition instrumentale sur synthé façon musique de hall.
Fin 1986,
Franko rentre en France et enregistre à Paris une nouvelle Demo au 0%
Bicker's Studio qu'il signe sous son ancien nom FRANKO TRASH.
"BLACK FIRE" regroupe 12 titres qui vont vite connaître le succès auprès d'un public
totalement en marge et se regroupant au sein de l'organisation clandestine
des Underground Metals.
(BLACK FIRE : "Hare Krischna (version
live 1999Pirat'Recording)", "Cauchemards (version
live 1999Pirat'Recording)", "Soldiers of the Field",
"You're Given the Wrong Number", "Woman of Love",
"Black Fire",
"I'm Alone", "The Final Cut (version
live 99Pirat'Recording) ", "This is a Good Day", "I
Play The Blues", "Dragon's
Dream").
*DESCRIPTIF
"Soldiers of the Field ",
"Black Fire" donne un
ton Hard & Heavy alors que "The Final Cut (version
live 99Pirat'Recording)" est plutôt black.
"Dragon's
Dream" est un instrumental au clavier;
"HareKrishna" est un morceau très puissant sur le thème
des sectes (écouter version
live 1999Pirat'Recording);
"Cauchemard" est une composition étrange et cauchemardesque
(écouter version
live 1999Pirat'Recording).
1987, une véritable révolution se déclenche en
faveur de Franko. Il part pour NewYork où la firme indépendante Free Underground
Metal Production, du milliardaire mécène américain John Edward Wellanfree
Jr, l'invite à enregistrer un album. qui sera distribué en même temps
que son album précédent " BlackFire ". Une condition de taille
: l'album est financé mais ne rapportera pas un $. En effet, la politique
de la FUMP (qui considère l'Art comme l'unique propriété de l'artiste
et du publique) est de promouvoir des artistes et des manifestations à
titre gracieux et totalement en marge du système mercantile des Majors.
Franko signe sans hésiter et sort l'album "CAP'TAIN KOO THE CONQUEROR".
(CAP'TAIN KOO THE CONQUEROR : "Les Dieux", "Psykadelik Girl", "She's not Human Girl",
"I
Love a Dead Woman", "Conqueror",
"The Beast", "She's a Girl", "Dreaming", "Forfeiture",
"We're Stars", "Lady
Blue").
*DESCRIPTIF
"Psykadelik Girl", "She's not Human Girl"et "I
Love a Dead Woman" sont trois compositions plutôt Rock Melodik
Hard Parodik;
"Lady Blue"
est une compo Hard Virtuoso;
"Conqueror";
"Dreaming" est une compo
synthe façon musique de hall d'airport.
Succès immédiat, Franko participe au méga concert organisé par la FUMP
en jouant sur scène avec des membres du BOC (voir FHRwithBOC ).
1989, c'est à London,
au New Picadily, que Franko enregistre son quatrième opus "QUEER"
auquel s'adjoind un bidouilleur de génie touche à tout TERNAKY
PIRROF, et adopte définitivement le nom de FRANKO HARDRIDER.
(QUEER : "Black
Mass", "The Destructor (version
live 1999Pirat'Recording)",
"Terrorizer",
"Damned
Boy", "Little
Girl", "General Lee", "Soviet
Radio", "God Save the Queer", "Don't Stop the Fire",
"HappyDay Mrs OldCog",
"Le Facho").
*DESCRIPTIF
"Black Mass"
est un Heavy assez speed;
"The Destructor" est une compo aux changements d'ambiances suprenant
et à la tonalité très Black (écouter version
live 1999Pirat'Recording);
"Terrorizer"
est un titre très Hard Rock;
"Damned
Boy" Punk Metal;
"Soviet
Radio" est une compo très originale avec plein de petits
trucs bizarres;
"Little
Girl" est un morceau Hard Parodik;
"General Lee" est un
titre inspiré par la guerre de secession;
"God Save the Queer"
est une reprise du God Save The Queen des Sex Pistols;
"Don't Stop the Fire" est un morceau aux tonalités très Heavy
Metal;
"HappyDay Mrs OldCog"
est un titre gore;
"Le Facho" est un Skin
Satirique AntiFacho.
L'album se veut "un
Heavy Metal à l'esprit Punk". Succès foudroyant,
les 5000 galettes distribuées en Europe disparaissent en une semaine poussant
FUMP à en éditer 5000 autres pour les USA puis 10000 autres encore pour
le Canada, le Mexique et L'Amérique Latine. 20000 lp's ont ainsi enrichi
la discothèque de 20000 Métaleux Pirates.
FUMP organise alors un concert sauvage réunissant différents artistes
dont des musiciens du plus populaire des groupes de Heavy Metal UK du
circuit normal, la Vierge de Fer (IM), avec lesquels Franko HardRider
jouera une bonne partie du concert (voir FHRwithBruce ).
Par ailleurs, la Pop Star Michael Jackson contacte
secrètement Franko pour qu'il vienne interpréter un solo sur son prochain
album, mais le maître du Metal Underground décline l'offre pourtant très
alléchante, son esprit indépendant et anti RockStar le dissuadant de toutes
associations avec les milieux officiels du ShowBiz.
Fin 1990,
Franko HardRider enregistre son ultime opus intitulé "HARD RIDER"
au Berliner Sturm und Drang Studio (BSDS) après le concert inoubliable
du mois de septembre au Berlin Underground Metal Festival (voir FHRlive1 ). Le succès dépasse les frontières occidentales,
c'est toute la planète qui est secrètement envahie par les notes de la
guitare furieuse du Maître.
(HARD RIDER : "Hard Rider", "Little
Witch", "She's
like a Sweet", "Survivre",
"Demon in the Night", "Burn in Hell", "Metal Blood", "Femme de Guerre", "The Grateful Dance", "Killing Joke", "Sans Rien Te Dire", "Craft").
*DESCRIPTIF
"Hard Rider", qui donne
le titre à l'album, est un hymne très lyrique dédié aux Bikers;
"Little
Witch" et "She's
like a Sweet" sont deux titre Hard Sympas FM;
"Survivre"
est un titre BD Metal en francais.
la Tétralogie composée de "Demon in the Night"
- "Burn in Hell" - "Metal Blood" et "Femme de Guerre" est
un ensemble de quatre titres sur le thème des Forces du Mal et de la Guerre;
"The Grateful Dance"
est un instrumental aux tonalités obsessionnelles;
"Killing Joke" est un
autre instrumental, hommage à Eric Clapton.
Enfin "Craft" est, encore, un instrumental
très puissant avec du synthé et des effets spéciaux.
Il reviendra à Londres pour le 4ème London Metal
Underground Festival (1990) où on le verra au côté de Rob (voir FHRwithRob ). Puis il se rend à Prague pour le Underground
MetalBohemian Festivalitch de la République Tchèque (voir FHRlive2 ). Enfin, il s'arrête en Allemagne pour le German
Metal Underground Festival (avril 1991) à Nuremberg où il se produira
au côté de Udo (voir FHRwithUdo ) pour une ultime prestation avant qu'il ne
disparaisse à tout jamais au guidon de son Harley Davidson ( voir FHR on the road
1991) mettant fin dans le même temps à son contrat avec FUMP.
Franko HARDRIDER réapparaît dans
le courant de l'été 1992 en assistant au MégaConcert organisé à San Francisco
par l'International Save Earth (ISE : association écologiste en faveur
de la défense de la planète) regroupant toute une floppée de musiciens
et de groupes ayant directement ou indirectement participé à une action
en faveur de la protection de la Terre. Puis il se rend au Bikers Bud
Festival d'ATLANTA (voir FHRISE1 et FHRISE2 ). Cette Concentre d'Harleyistes parrainée par
la marque de bière Budweiser réunie des Bikers des USA, du Canada et de
l'Amérique Latine, les festivités durent une semaine à partir du 3ème
week end d'août jusqu'au week end suivant, et tout ce qui constitue la
scène Underground Metal Rock Sudiste Country Hard se donne rendez-vous
ici ( voir FHRBudFest1 et FHRBudFest2 ).
Puis Franko se montre à nouveau
en 1993 au Festival Indépendant de Montreux. Ce Festival se veut le pendant
clandestin underground du très officiel et excellent Montreux Jazz Festival.
Donnant l'opportunité aux labels et musiciens indépendants d'exposer leurs
productions, il fait bon ménage avec le Festival Officiel dont les échanges
sont courants. La priorité est donnée à l'improvisation et c'est avec
des musiciens de Jazz et de Blues, tel que Mike Hollander ou Loneson Brawn,
que Franko se produira en revisitant des standards du blues (voir FHRwithMH et FHRwithLB ).
1994 est l'année de la
reformation du trio original. En effet, Franko, Almo Dalfonso
et Ulrich Hausseur se retrouvent pour un concert surprise
au Riding Bike Rebel Festival en Floride ( voir RBRFest
et RBRFest2 et RBRFest3&4
et RBRFest5 ) .
1995 Le trio se réuni à nouveau
lors du Desperado Festival de Santiago du Chili en accompagnement du chanteur
Rodriguo Montaña ( voir FHRwithRM
et FHRwithRM2 ).
Puis on les retrouve au Ride Racer Festival
d'Atlanta de 1996 où les rejoind Ternaky Pirrof ( voir RRFest1
et RRFest2 ).
1997 le fanzin New Yorkais d'Heavy Metal UMAT
organise le 21 octobre 1997 la Nuit du Metal réunissant une multitude
de groupes et d'artistes Hard Rock et Heavy Metal qui se produiront toute
la nuit jusqu'au matin. Franko Hardrider y interprètera une douzaine
de titres dont un de Deep Purple "Burn" et un autre de Judas
Priest "Between the Hammer & the Anvil" dont il donnera
une superbe version totalement survoltée qui fera dire à
R.H. présent au concert : "Il est incroyable, à
lui seul il pourrait être le Priest !" ( voir UMAT97
et UMAT97b et UMAT97c
et UMAT97d ).
1998 confirme la reformation du trio d'origine
qui se retrouve au BlueBird Festival de Ashland dans le Montana ( voir
BBFest et BBFest2
) où Franko HardRider improvisera un long solo sur le titre Pirates'Century
provoquant chez le public un état de transe survolté( écouter
Pirates'Century ).
Apparition surprise et accueil très chaleureux
en ouverture du Gothic Festival 1999 de LosAngeles où le trio interprèrera
ses titres les plus sombres tel que "Crusaders",
"Hare
Krishna", "Black Fire", "Cauchemard",
"The Destructor",
"Don't Stop the Fire", HappyDay Mrs OldCog", "Demon
in the Night", "Burn in Hell", "Metal Blood",
"Femme de Guerre" et "The
Final Cut", montrant ainsi son éclectisme et son ouverture
d'esprit aux différents genres du Heavy Metal ( voir GothFest
).
.................................................
A SUIVRE !
EXCLUSIF - SCOOP-
DERNIERE MINUTE 15/03/2000
La dernière photo de Franko HARDRIDER
prise en septembre 1999 chevauchant un Bike Harley (voir FHR99 ) !
Et les dernières
photos de Franko HARDRIDER au Woodoo Studio de la Nouvelle Orleans pour
l'enregistrement de son nouvel album 9 ans après "Hard Rider"
! ( voir FHRStudio et FHRstudio1
et FHRstudio2 ) !
On vient d'apprendre que
l'enregistrement du nouvel album de FHR est interrompu pour cause d'engagement.
Cependant trois compos ont été bouclées dont voici
les titres : "HardRider II Infernal
Blade" ( En écoute la PréVersion enregistrée
Live en Pirat'Recording le 01/04/1999
au Sausalito Festival, Californie),
"PiratesCentury", "Soul of the Faith". L'enregistrement
devrait reprendre au Snake Studio de Montgomery après les fêtes
de fin d'année.
Comme prévu, FHR vient
de rentrer à nouveau en studio pour la suite de son nouvel Album.
Ce que l'on sait c'est qu'il a participé au Third Millenium Festival
le 31 décembre 1999 à la frontière Mexicaine et au
Bikers King Festival le 8 janvier à Las Vegas.
NEW : En
attendant le nouvel album, FHRFanClub vient de sortir un album live de
Franko Hardrider en association avec FUMP Records et intitulé "PIRATED".
Cet album couvre la pèriode de 1994 à 1999 et regroupe 15
titres (voir AlbumLive) issus d'enregistrements
amateurs. DE QUOI PATIENTER ! ! ;-))
QUI EST FRANKO HARDRIDER ?
Traduction des articles, chroniques
et interviews : Steve Writt ( s.writt@translate.net )
pour FANCLUB Franko HARDRIDER ®.
"Guitariste
Amateur" comme il aimait à s'intituler lui
même, Franko Hardrider était un personnage profondément énigmatique et
discret dont on ne connaît rien de la vie privée. Grand amateur de musique,
il tirait son inspiration des compositeurs classiques et contemporains
ainsi que du Heavy Metal et du Hard Rock.
Lors d'une interview donnée en 1991 au Fanzin New Yorkais fourre-tout
"Underground Metal American Troopers (UMAT) n°21" il déclarait : "la
musique classique est peu différente dans sa nature des compositions Heavy
Metal et Hard Rock en ce sens que les émotions qu'elle dégage sont du
même ordre". Fils spirituel de Ritchie Blacmore
et de Ted Nugent il associait à ses deux maîtres Yngwie Malmsteen dont
il dira dans le même Fanzine : "Y.M. est l'aboutissement
technique auquel devait arriver la guitare électrique. Démarré avec Charlie
Christian et Les Paul dans les années 40, Wes Montgomery dans les années
60 puis Georges Benson et Stanley Jordan dans les années 70 -80 pour le
Jazz, c'est avec Ritchie Blacmore, Ted Nugent et Eddie Van Halen qu'elle
prendra sa dimension paroxistique aboutissant à Yngwie Malmsteen dont
la technique conjugue à la fois virtuosité et musicalité. Je reconnais
que ma technique s'inspire en partie de celle de Ritchie et de Ted qui
sont mes deux professeurs et mes deux Guitar Hero (rire...) mais Yngwie,
je ne pourrais jamais atteindre un tel niveau sans travailler 48 heures
par jour et changer la morphologie de mes mains et c'est impossible !
(silence) je
ne suis qu'un Amateur avec un grand A ! ".
La "Musique Classique" tient une place prépondérante dans la
vie du guitariste et son influence sur sa créativité ne lui faisait aucun
doute : "des compositeurs comme Bach, Beethoven,
Schubert, Schumann, Brahms, Dvorak, Mahler, Prokoviev, Bartok, Shostakovith,
Webern et plus près de nous Charles Ives, Alfred Schnittke, Peter Schulthorpe,
Georges Crumb ou Philip Glass ont une part non négligeable dans mes possibilités
créatrices. Mes références, même si elles ne sont pas évidentes, sont
pourtant bien présentes dans ma musique à l'instar de Ritchie ou Yngwie".
A la question de son refus de participer à l'album "Dangerous"
de Michael Jackson, Franko s'en explique ainsi : "C''est
vrai que Michael Jackson est venu me voir, de manière tout à fait officieuse,
à Boston, pour me proposer de participer au nouvel album qu'il préparait.
J'en était interloqué; cette superstar venir me trouver,
moi, un rien du tout du showbiz, c'était incroyable. Mais je n'ai pas
pu accepter. Non pas que ça ne m'intéressait pas, j'apprécie énormément
ce que fait Michael Jackson et cela aurait été fantastique d'entrer dans
son monde magique, mais les conséquences étaient trop lourdes et trop
contraignantes. Accepter, impliquait alors que je rentre dans le monde
du ShowBiz, que je signe avec Sony, et franchement ce n'est pas mon truc
! Je suis un indépendant, un rebelle, un 0% ! Du coup, il s'est tourné
vers Slash des Guns n' Roses qui
n'attendait que ça et qui, ma foi, a fait parfaitement l'affaire !".
A coté de la guitare
et de la composition, une autre passion était entretenue par Franko :
les Harley Davidson ! A partir de 1988, il rejoint une communauté de Bikers
itinérants qui reconnurent en lui un des leurs. Les ROAD's PROPHETS, ainsi nommés, l'accompagnèrent durant les 5
années suivantes, lui servant de roadies, gardes du corps et managers
quand cela était nécessaire. La disparition discographique du musicien
en 91 n'est peut être pas étrangère à la rencontre qu'il fit fin 90 début
91. En effet, le coeur du héros s'arrêta de battre lorsqu'il trouva, en
la personne d'une ravissante et sauvage Déesse, l'amour de sa vie... ;-)).
Mais revenons en arrière, en 1987 à la sortie de l'album "Cap'tain
koo the Conqueror". Franko se trouve aux USA, pris en charge par
la FUMP qui pourvoit à ses besoins. Dans le Fanzine U.M.A.T. n° 6 de
juillet 1987, il déclare face à ce qui lui arrive : "ce
qui m'arrive est absolument incroyable et complètement irréaliste, j'ai
signé un contrat avec un fou qui me rapportera pas un rond, j'ai un fan
club d'anonyme, je sort un disque que je ne verrai jamais en vente, je
ne serai jamais au top ten et j'ai fait un concert avec des grosses pointures
du Rock, j'ai été acclamé comme une idole, on me donne de l'argent et
je crois que je vais bientôt me réveiller".
Mais notre Héros ne dort pas et va enchaîner une série de concert dans
le cadre de mini festivals organisés clandestinement à travers les States
engendrant partout le même enthousiaste du public. A propos de ce premier
concert avec des membres du BOC, Franko exprime l'honneur qu'il a ressenti
:"cela a été un immense honneur de jouer avec
des musiciens aussi réputés que ceux du BOC et je suis encore surpris
qu'ils aient participé à une telle expérience. J'avais un trac pas possible
mais les répétitions se sont déroulées dans une ambiance très conviviale,
ils étaient très attentifs et surtout très ouvert à la manière que j'avais
d'aborder leurs compositions mais le plus extraordinaire a été d'interpréter
mes compositions en leur compagnie, c'était géant, immense et je crois
que le public ne s'y ait pas trompé lors du concert malgré mon décalage
dans les poses, ça c'était plutôt rigolos, mais musicalement c'était vraiment
géant".
Cependant ce début de gloire ne fait pas tourner la tête du musicien qui,
très lucidement, n'envisage pas de passer professionnel : "l'idée
de passer professionnel m'a effectivement effleuré mais ce serait pour
moi alors une autre vie à laquelle je ne tient pas du tout à m'astreindre.
Je suis bien comme je suis et ceci est en parfaitement harmonie avec mes
convictions, je joue pour le plaisir et pour la musique comme un amateur
que je suis et en cela je rejoins John Edward (NDLR : John Edward Wellanfree
jr, Président de la FUMP). Ainsi
ma passion et mon talent, si il y a, sont offerts à tous sans aucune distinction
et barrière financière"......"peut
être le regretterai-je plus tard mais plus tard est un autre jour et j'ai
d'autres projets quant à mon avenir professionnel".
Il n'en dira pas plus.
A la critique que lui fait Simon Rageston, qui l'interview, d'avoir fait
un album aux intonations pop Franko répond : "c'est
vrai et je ne m'en cache pas mais la dominante est quand même Metal. Cependant
cette tonalité pop apporte un plus qui répond aux lois de la FM. Certes
les passage radio ne sont pas une priorité à part pour quelques radios
indépendantes mais les titres ont été composés aux USA qui sont les maîtres
dans le genre, l'influence était inévitable ! Psykadelik Girl est un titre
hommage aux DOORS vraiment Pop Metal, c'est tout dire !".
A la question des différents noms utilisés pour les deux albums, Franko
s'explique ainsi : "je ne crois pas que le fait
d'avoir sorti deux albums sous deux noms différents soit un problème.
Tous d'abord les deux albums sont sortis regroupés en un double album
pour le marché underground Americain avec comme couverture principale
celle du dernier enregistré dans les studio de la FUMP à Boston et en
couverture intérieur celle du précédent enregistré à Paris au 0% Biker's
Studio. Ce sont deux albums différents et donc il ne me paraît pas invraisemblable
que je les sorte sous deux nom différents, de toute manière n'étant pas
astreint à une reconnaissance obligée je peux tout me permettre et probablement
que sur mon prochain album, si il y en a un, j'aurai aussi un autre nom
!"
A la sortie de sa quatrième
galette , le fanzine britannique England Galactic
Metal n° 27 ne manque
pas de railler cette instabilité patronymique en titrant satiriquement
et en jouant sur le titre de l'album : "APRES
FRANKO TRASH, APRES CAP'TAIN KOO, FRANKO HARDRIDER EST DE RETOUR. ETRANGE
(queer) DISIEZ-VOUS ?...".
Mais la critique de l'album sera dithyrambique, le chroniqueur n'hésitant
pas à dire son regret que l'album ne soit distribué que dans les milieux
informés et comparant son impact au sein des Underground-Indépendants
à celui des FAITH NO MORE et "THE REAL THING" sur le marché
régulier. Un reproche cependant sur la production que le fanzine trouve
trop "garage" mais
Franko s'en explique ainsi : "il ne faut pas
rêver, les moyens ne sont pas les mêmes. La location du studio est réduite
à son minimum, il faut aller vite et donc bien évidemment le son s'en
ressent mais ça reste quand même audible ! non ?"
Quant au contenu de l'album, il le décrira de la manière suivante : "Je
dirais que c'est un album de Heavy Metal à l'esprit Punk. Nous sommes
en Angleterre berceau du mouvement Punk Européen et l'influence de groupes
comme les Sex Pistols, les Clash ou les Damned est indéniable et se ressent
constamment tant dans la pop que dans le rock pur et dur et l'existence
de groupes comme Exploited ou GBH en témoigne aujourd'hui. L'hommage que
je rends au Sex Pistols avec "God Save the Queer" n'est pas
anodin, en fait c'est à toute la Grande Bretagne Rock que je rends hommage,
des groupes comme les Who, les Cream, le Spencer Davis Group, Lord Sutch,
Arthur Brown, Deep Purple, Pink Floyd, StatusQuo, Queen, Motorhead ont
révolutionné la RockMusic; et le Punk avec son énergie et sa révolte a
été l'ultime révolution. Après 1976, plus rien n'a été comme avant, c'est
la société toute entière qui a été bouleversée en s'inspirant du mouvement
punk; la mode, l'Art, tout s'est libéré de l'académisme ambiant et a fait
un bond en avant !".
A propos des compos de l'album pour lesquels le journaliste lui demande
d'expliquer le choix d'un titre comme "General LEE" ou "Le
Fascho", Franko Hardrider répond : "je
suis un véritable fan de Lynyrd Skynyrd et
du Rock Sudiste en général. En Alabama, en Caroline du Sud, l'esprit Sécession
est encore très présent dans l'esprit de la population et j'ai pensé à
eux en composant "General LEE". "Le Fascho", quant
à lui, est un Skin anti Skin, c'est une parodie de ces individus qui sont
racistes, pronazis et tout le reste sans en comprendre le moindre contenu.
Cependant j'admets que j'apprécie bien leur musique et malgré cet extrémisme
dans lequel ils évoluent certains sont de braves types un peu paumés qui
sont Skin comme d'autres sont Punk, c'est une adhésion esthétique plus
que réellement politique !".
En prévision du mini festival dont EGM se faisait l'écho, Franko Hardrider
déclarera la chose suivante : "Ces concerts
sauvages sont un pied de nez au mercantilisme musical, les stars qui y
participent ont un énorme mérite car ceci ne leur rapporte rien financièrement
et même ils en sont pour leur poche, ceci relève d'un esprit profondément
généreux et ouvert. Ceux qui participent à ces concerts ne sont pas forcément
ceux qu'on pourrait croire, à priori, qu'ils y participeraient ! Il y
a une démarche assez marxiste dans tout ça !".
La sortie de l'album "Hard
Rider" et la série de concert qui en suivit, furent l'un des
points culminants de la carrière de Franko HardRider.
A la suite du méga concert de 24 heures organisé par UMAT
en septembre 1997 à Central Park et réunissant toute une
floppée de groupes métalliques connus et inconnus, officiels
et undergrounds dont Franko HardRider ! Le fanzin sortit
un hors série récapitulant le concert accompagné
de photos et d'interviews de tous les participants. Interviewé
par un des journalistes du journal, Franko s'exprima ainsi sur le concert
: "Ce festival est un grand moment pour le Metal mais surtout
pour le public qui en profitte un max pour pas un rond ! Les groupes se
donnent à fond, c'est vraiment super ! L'ambiance est absolument
fantastique, c'est super cool, c'est la super fête et en plus je
retrouve plein de copains que je n'avais pas vu depuis des lustres ! Vous
avez fait très fort les gars!".
Sur le choix de ses reprises il s'explique ainsi
: "Je voulais rendre homage
à deux groupes qui m'ont beaucoup
influencé et que j'admire toujours autant
! ils sont pour moi la définition du Metal tel que je le concois,
c'est à dire Puissant et Mélodique ! mais
celà ne veut pas dire que tous les autres groupes n'ont pas cette
qualité. Mais le Deep et Judas en ont défini les règles,
ils ont posé les bases !".
Puis, interrogé sur sa carrière plutôt discrète
depuis l'album "Hard Rider", Franko justifie
cet état de fait de la manière suivante : " A vrai
dire tout celà commencait à devenir un peu pesant, les tournées
et la pression des maisons de disques pour que je signes sur leur label,
le pas vers le professionalisme était quasi franchi, alors j'ai
dit NON ! STOP ! Et j'ai tout balancé. Je suis un amateur et je
tiens à ce statut ! Beaucoup m'ont pris pour un fou voir
même un salop vis à vis de ceux qui travaillent pour réussir
dans le milieu professionel mais n'ai je pas laissé ainsi ma place
à un autre ? Et puis j'ai rencontré ma femme et ça,
ça change vraiment tout ! J'ai fait mon choix ! Mais je n'ai pas
tout abandonné pour autant, je n'ai pas quitté le milieu
Underground, la preuve vous m'avez invité ! Je suis resté
Underground ! Je suis un Biker Guitariste Hurleur Underground ! (rire)"...
"Depuis l'album "Hard Rider" et la tournée qui en
a suivi je suis resté aux USA à Selma en Alabama près
de Montgomery. Je suis allé une fois en Suisse comme invité
à un festival et l'année dernière nous nous sommes
rendus au Chili pour participer au Despérado Festival, deux trois
concerts à droite à gauche puis nous sommes retournés
aux States ou j'ai le plus grand plaisir à jouer lors des concentres
Harley. A vrai dire mon public si je peux le dire ainsi, en fait quand
je joue sur scène avec Almo et Ulrich c'est pour tous nos potes
bikers, est surtout une population de bikers, de bikers metalleux !".
Je balance entre le Metal Underground et le Metal Biker ! (rire).
Le journaliste l'interroge ensuite sur la reformation du trio original
et l'éventualité d'un album :"On s'est retrouvé
lors d'une concentre. En fait on n'avait pas perdu le contact mais on
ne se voyait plus et là, on a bu des bières, on a fait la
fête, on a roulé ensemble puis on a rebu des bières
puis on s'ait dit pourquoi ne pas rejouer ensemble ? Et c'était
reparti ! Quelques semaines plus tard on participait à un festival
en Floride !"... "L'idée d'un album ne
nous est pas encore venue et de toute manière on a pas le temps
ni l'argent ! peut être dans l'avenir, qui sait ?".
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